Les pistes à l’étude pour mettre la France sur les rails du « big data »


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Les pistes à l’étude pour mettre la France sur les rails du « big data »

Ces préconisations viennent des 34 plans de la France industrielle d’Arnaud Montebourg.

« Le big data, c’est la prochaine révolution industrielle », estime François Bourdoncle, fondateur d’Exalead (passé sous pavillon Dassault Systèmes) et à la tête, avec le PDG de Capgemini Paul Hermelin, de l’un des 34 plans de la France Industrielle lancés à l’automne par Arnaud Montebourg. Dans son rapport, le duo dresse un constat : « Le big data, c’est l’arme de guerre des Américains, qui ont déjà attaqué des secteurs comme la presse, la musique ou le tourisme », explique François Bourdoncle. Et, sans attendre de savoir si l’ancien ministre du Redressement productif sera maintenu ni si ces 34 plans et leurs kyrielles de préconisations lui survivront, François Bourdoncle et Paul Hermelin ont déjà élaboré un certain nombre de pistes pour faire de la France un acteur puissant de cette activité, qui consiste à analyser des données à très grande échelle.

La formation d’abord

Tout d’abord, il s’agit de faire évoluer les filières de formation afin de former des « data scientists », ces statisticiens d’un nouveau genre dont le « big data » a cruellement besoin. « Nous pourrions commencer dès septembre », explique François Bourdoncle. Le rapport propose surtout la création d’un centre de ressources technologiques, sorte d’incubateur à start-up. L’avantage d’un tel lieu : faciliter l’accès des jeunes pousses aux données des grands groupes, comme la SNCF, Orange ou Carrefour. « Aujourd’hui, obtenir les données demande un ou deux ans. Là, il s’agirait de constituer un annuaire de sociétés d’accord pour ouvrir leurs données aux start-up », explique le dirigeant. La structure nécessiterait une dizaine de millions d’euros d’investissement. Des incubateurs par filière – assurance, santé – doivent également être créés.

Côté financement, le rapport suggère de rediriger « quelques dizaines de millions d’euros » du fonds national d’amorçage ou de la BPI vers le « big data ». L’Etat devra donner l’exemple et se faire prescripteur. « Il y a de grandes opportunités dans l’assurance maladie ou chez Pôle emploi », affirme François Bourdoncle.

Enfin, il y a un gros travail à mener sur le plan réglementaire. Actuellement, la législation autorise l’exploitation des données uniquement lorsqu’une finalité est identifiée, ce qui est l’inverse du principe même du « big data », où l’on exploite les données sans avoir forcément idée de ce que l’on recherche. « Il faudrait mettre en place une norme d’exploitation par filière, disant ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. On pourrait avancer sans changer la loi », avance François Bourdoncle, qui a déjà discuté du sujet avec la CNIL. ■

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Jean Séry
Eolen Groupe
Consultant – Juriste
Cash Management

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