Les risques s’intensifient dans les pays émergents dont la Chine, la Russie et le Brésil


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Les risques s’intensifient dans les pays émergents dont la Chine, la Russie et le Brésil

+ INFOGRAPHIE ANIMEE Les émergents sont menacés par le ralentissement de leur croissance, selon le cabinet Aon.

Les grands pays émergents, les fameux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), traversent décidément une mauvaise passe. Déstabilisés par un ralentissement de leur croissance et des sorties de capitaux affaiblissant leur monnaie, ils s’avèrent être une destination plus risquée pour les entrepreneurs, selon le bilan annuel réalisé par le cabinet Aon dans 163 pays. Selon le numéro un mondial du courtage d’assurance, les risques liés à la violence politique (à ne pas confondre avec les risques d’atteinte aux personnes pour cause de délinquance ou terrorisme), aux ingérences gouvernementales, incertitudes juridiques et réglementaires, perturbations dans l’approvisionnement ou défaut de paiement, se sont accrus chez les BRICS.

Certes, ces pays demeurent encore loin de la catégorie « risque très élevé », qui compte treize pays (Tchad, Soudan, Ethiopie, RDC, Zimbabwe, Guinée-Bissau, Iran, Afghanistan, Irak, Syrie, Corée du Nord, Venezuela et, en raison des événements récents, Ukraine). Alors que la Russie et la Chine sont classés « risque moyen supérieur », le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud sont classés « risque moyen ». Mais les BRICS ont enregistré une détérioration de leur situation dans la plupart des neuf critères suivis par Aon. « On enregistre une augmentation du nombre de sinistres, faillites, incidents de paiements en Chine, Brésil et Russie », souligne Céline Vavon, directrice des risques crédit et politiques chez Aon France.

Parallèlement, Aon constate que deux pays seulement, l’Ethiopie et le Tchad, parmi les treize plus risqués de la planète figuraient déjà dans cette catégorie en 2012. Ce qui illustre, à la hausse ou à la baisse, la rapidité avec laquelle les situations peuvent évoluer. « Les risques évoluent très vite, c’est pourquoi il convient de ne pas se focaliser sur un seul critère, le risque politique par exemple, mais de tous les suivre », souligne Céline Vavon. « Les pays historiquement risqués le sont beaucoup moins, et des pays relativement peu inquiétants il y a un an figurent parmi les nouveaux entrants », note-t-elle. L’Ukraine fait partie de ces derniers. La Russie aussi, en raison de son projet de fédération eurasiatique à marche forcée.

Régions tranquilles de la planète

La Turquie, à l’inverse, figure toujours dans la catégorie de pays peu risqué. L’Extrême-Orient, avec les « bons élèves » que sont les Philippines ou l’Indonésie, fait partie, comme l’Europe et l’Amérique du Nord, des régions tranquilles de la planète, même si Aon s’inquiète pour les risques de faillite avec effet domino en Chine. Au total, le cabinet a amélioré la note de six pays ; le Ghana, Haïti, le Laos, les Philippines, le Suriname et l’Ouganda.

A l’inverse, seize pays ont été dégradés ; le Brésil, la Chine, l’Erythrée, la Jordanie, l’Inde, Kiribati, la Moldavie, la Micronésie, la Russie, les Samoa, l’Afrique du Sud, le Swaziland, le Tonga, le Tuvalu, l’Ukraine et le Vanuatu. ■

Droit de reproduction et de diffusion réservé © Les Echos.fr 2013

Jean Séry
Eolen Groupe
Consultant – Juriste
Cash Management

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