Affaire Morelle : le conseiller de François Hollande dément tout «conflit d’intérêts»


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Affaire Morelle : le conseiller de François Hollande dément tout «conflit d’intérêts»

Le conseiller politique de François Hollande et chef du pôle communication de l’Elysée fait l’objet d’un article au vitriol de Mediapart, titré «Les folies du conseiller de François Hollande». Le site d’investigation met notamment en cause ses relations avec les laboratoires pharmaceutiques. Aquilino Morelle dément tout «conflit d’intérêt».

« Les folies du conseiller de François Hollande ». Tel est le titre de l’enquête au vitriol sur Aquilino Morelle mise en ligne ce jeudi matin par Mediapart . Le site d’investigation explique, qu’ « intrigué par le comportement » du nouvel homme fort du cabinet présidentiel, il a « enquêté pendant six semaines » sur son itinéraire.

Selon Mediapart, le conseiller politique de François Hollande et chef du pôle communication de l’Elysée aurait « beaucoup menti et beaucoup omis ». Selon le site, Aquilino Morelle, qui « a l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator », aurait travaillé « en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler ».

En réaction à cet article, Aquilino Morelle a démenti tout « conflit d’intérêt » avec ces firmes sur sa page Facebook : « En tant que fonctionnaire, un certain nombre d’activités annexes sont autorisées par la loi, dont l’enseignement et le conseil (…) C’est aussi dans ce cadre que j’ai accepté le contrat ponctuel avec le laboratoire Lündbeck (15 octobre / 31 décembre 2007). Ce fut le second et dernier contrat de cette activité de conseil (…) Je souligne enfin que je n’ai jamais eu, ni auparavant ni après, de contact avec ce laboratoire. En particulier, lorsque j’ai été désigné par le chef de l’Igas pour coordonner l’enquête sur le Mediator en novembre 2010, je n’avais aucun lien avec aucune entreprise quelle qu’elle soit et, en particulier, aucun lien avec aucun laboratoire pharmaceutique. A aucun moment je n’ai donc été en situation de conflit d’intérêts. »

« Un petit marquis »

Mediapart dénonce aussi que le conseiller, « connu pour sa plume aiguisée » aurait « longtemps fait écrire ses discours par d’autres ». « Toute l’année 2012 », il se serait ainsi « attribué les mérites de discours écrits par Paul Bernard » et François Hollande, s’en apercevant, aurait « fini par sortir le nègre des griffes du conseiller ».

Alors qu’il a la réputation d’être solidement ancré à gauche, Mediapart estime qu’il se comporte « comme un petit marquis au Palais de l’Elysée où il abuse des privilèges de la République ». Le site raconte ainsi qu’Aquilino Morelle, qui posséderait « 30 paires de souliers de luxe faites sur-mesure » aurait « fait privatiser un salon de l’hôtel Marigny afin de se faire cirer les chaussures seul au milieu de cette pièce toute en dorure ».

« Affirmations dénuées de tout fondement, qui visent uniquement à me salir », rétorque Aquilino Morelle à Mediapart. « Il arrive dans la vie politique que certaines personnes aient intérêt à jeter la suspicion sur une autre », défend-il. ■

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Jean Séry
Eolen Groupe
Consultant – Juriste
Cash Management

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