Le PS fait campagne contre l’austérité pour les européennes


Un article des Echos

Lire également Les Echos depuis votre navigateur web : http://webapp.lesechos.fr
Consulter nos offres d’abonnement : http://abonnement.lesechos.fr

Le PS fait campagne contre l’austérité pour les européennes

Le PS lance ce soir à 19h30 sa campagne européenne au Cirque d’Hiver en présence de Martin Schulz, ex-président du Parlement européen. Le mot d’ordre : "l’austérité en Europe est une erreur".

La campagne socialiste pour les européennes vient d’entrer "dans une nouvelle étape". A 19h30 aujourd’hui au Cirque d’Hiver, aura lieu le meeting de lancement du PS, avec un invité de marque : Martin Schulz, président du Parlement Européen pendant plus de deux ans et candidat du Parti Socialiste Européen (PSE) à la présidence de la Commission. Le PS mise sur cet européen convaincu de 58 ans, décrit comme avenant mais également autoritaire et fonceur, pour donner "une tout autre orientation à Bruxelles", explique Jean-Christophe Cambadélis, le nouveau premier secrétaire du PS, et directeur de campagne du PS pour les européennes.

Le meeting européen c’est ce soir au Cirque d’Hiver et en direct sur http://t.co/PRPT3Wstdx #NotreEurope pic.twitter.com/AI8mnITemD

— Parti socialiste (@partisocialiste) 17 Avril 2014

Jean-Christophe Cambadélis ainsi que Pervenche Bérès, tête de liste en Ile-de-France, en remplacement d’Harlem Désir, et la maire de Paris, Anne Hidalgo, seront réunis ce soir autour de M. Schulz pour défendre un mot d’ordre : "L’austérité de Bruxelles est une erreur, par un autre vote, imposons une nouvelle croissance".

Des déclarations qui tombent mal alors que le Premier ministre, Manuel Valls, vient de détailler les mesures du plan d’économies de 50 milliards d’euros, qualifiées par les syndicats et l’extrême gauche de "politique d’austérité" mettant à mal les classes moyennes et populaires. Certains observateurs sont allés jusqu’à effectuer la comparaison avec le tournant de la rigueur pris en 1983 par le gouvernement Mauroy, sous la présidence de Mitterrand.

Le PS prend ses distances avec le gouvernement sur les 3 % de déficit

Valls a ainsi réaffirmé hier l’importance du redressement des finances publiques, et le maintien de l’objectif d’un déficit à 3 % du PIB en 2015. "Nous ne sommes pas choqués par le fait que la France respecte les engagements pris lors du Traité de Maastricht, voté par les Français. Mais nous estimons que les 3%, élaborés avant la crise, ne correspondent plus à la situation actuelle, que le rythme de marche aux 3% est trop contraignant et que l’on devrait sortir des déficits les investissements d’avenir", a déclaré à l’AFP le patron du PS. Selon lui, "tout l’objet de la campagne" des européennes sera donc de "changer" cette règle des 3%, à la fois dans le "contenu et la trajectoire". Un exercice qui risque de s’avérer schizophrénique pour le parti de gouvernement.

Pour cette campagne des européennes, le PS tient ainsi à se démarquer de la politique de l’exécutif. Cambadélis invite les Français à "ne pas se tromper de colère", l’élection étant "continentale" et non "nationale". Après la débâcle des municipales, le PS redoute en effet une nouvelle déroute électorale. Les sondages donnent pour l’heure le PS en troisième position, derrière le FN et l’UMP.

En s’arrimant à Martin Schulz, le PS espère donc séduire l’opinion en plaidant pour une Europe non libérale, qui relance la croissance. "S’il y a un nouveau président à la Commission qui ne soit ni dogmatique ni libéral, on pourra faire évoluer la lecture du traité" de Maastricht, souligne Cambadélis. Pour la première fois, grâce au traité de Lisbonne entré en vigueur fin 2009, les chefs d’Etat et de gouvernement européens devront en effet tenir compte des résultats des élections européennes, et donc de la majorité obtenue au Parlement, pour la présidence de la Commission.

Autre défi de cette élection, l’abstention qui risque de s’avérer élevée. Pour mobiliser l’électorat, le PS a prévu plusieurs instruments de campagne, dont le porte-à-porte ou encore un site internet, "Choisir notre Europe", lancé il y a quelques semaines pour recueillir les questions des internautes à destination des candidats PS et de Martin Schulz. Sept autres meetings dans les sept autres circonscriptions, dont Lille, Nantes et Lyon, sont prévus d’ici le 25 mai. ■

Droit de reproduction et de diffusion réservé © Les Echos.fr 2013

Jean Séry
Eolen Groupe
Consultant – Juriste
Cash Management

CRFPA – IEJ Cergy-Pontoise
Master Banque & Finances
Master Ethique & Organisations

Tel.: 0658835590 / 0674270962
Email : jsery
jean.sery-ext

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s