Faut-il ressusciter la titrisation ?


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Faut-il ressusciter la titrisation ?

Les statistiques retracent cet engouement : en 2008, sur 60.000 milliards de dollars de crédits bancaires, environ 12.000 étaient titrisés, dont 80 % aux Etats-Unis et le reste sur le Vieux Continent. On sait ce qu’il est advenu. Les critiques des insuffisances de la titrisation se sont multipliées : incitations perverses des acteurs de la chaîne, conflit d’intérêts des agences chargées de noter les émissions, complexité excessive des systèmes de « tranches » utilisés pour constituer des titres offrant des caractéristiques de risque et de rendement attractives, excès liés à la commercialisation de dérivés risqués et opaques (CDO au carré et au cube), etc. Résultat : la titrisation est morte. Les émissions nouvelles, de 900 milliards d’euros en 2009, sont passées à 100 milliards par an, et les stocks s’éteignent progressivement. En outre, en Europe, pour répondre aux contraintes d’accès à la liquidité, les opérations auto-souscrites, donnant lieu à une mise en pension des titres constitués à la Banque centrale, représentent plus de 80 % de la titrisation totale.Aujourd’hui, tandis que les règlements et les nouvelles politiques prudentielles poursuivent leur inexorable progression, tout le monde en appelle à nouveau à la titrisation. Est-ce justifié ? Le raisonnement des régulateurs est le suivant : premièrement, les banques sont trop grosses et leur levier est trop élevé, ce qui met en danger les dépôts garantis et, par ricochet, le contribuable?; deuxièmement, il faut réorienter la finance vers les activités destinées aux «?vrais » clients, ceux du secteur non financier, et laisser les activités spéculatives aux acteurs prêts à y risquer leur propre argent. L’imposition de ratios de fonds propres accrus dans les banques exige alors plus de financement direct par le marché ou d’autres acteurs non bancaires. En Europe, où le crédit bancaire représente l’essentiel du financement, il faut donc désormais mobiliser tous les moyens pour faire cette conversion.

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